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Introduction à la musique classique/Histoire

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Histoire
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Chapitre no 2
Leçon : Introduction à la musique classique
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La Symphonie de l'époque Classique[modifier | modifier le wikicode]

Qu’est ce qu'une Symphonie?[modifier | modifier le wikicode]

Définition[1][modifier | modifier le wikicode]

Une symphonie est une composition instrumentale savante, de proportions généralement vastes, comprenant plusieurs mouvements (trois ou quatre à l'époque Classique) joints ou disjoints, et faisant appel aux ressources de l'orchestre symphonique.

Provenant étymologiquement du grec syn, signifiant avec et phoné, signifiant son, le terme fait référence à la consonance des sons. Au Moyen Âge, la chifonie (ou chifoine) désigne un instrument, ancêtre de la vielle à roue, qui fait intervenir plusieurs cordes (donc plusieurs notes) simultanément. Au début du XVIe siècle, le terme s'étend aux œuvres polyphoniques destinées aux instruments, puis s'applique à toutes compositions instrumentales par opposition à la musique vocale.

La Symphonie provient de la sinfonia d'ouverture à l'italienne (c'est-à-dire deux mouvements vifs qui encadrent un mouvement lent) de l'opéra. C'est elle qui lui inspirera sa structure classique.

Ce n'est que dans le deuxième tiers du XVIIIe siècle, en pleine période de classicisme que le genre est fixé dans son acception actuelle.


Composition[1][modifier | modifier le wikicode]

La composition de l'orchestre symphonique a évolué avec le temps.

À l'époque pré-classique (1730 - 1760) l'orchestre se compose principalement des cordes (violons I et II, altos, violoncelles et contrebasses (jouent ensemble)) avec la basse continue (Cf. : Carl Philipp Emanuel Bach ; Wilhelm Friedemann Bach ; Anton Fils ; François-Xavier Richter ... ) auxquels peuvent s'ajouter un nombre réduit d'instruments à vent : généralement deux cors ainsi qu'une seule paire d'instruments de la famille des bois (généralement : deux flûtes traversières ou deux hautbois) avec parfois un basson utilisés pour soutenir la basse continue ; la trompette est rarement utilisée ainsi que la clarinette encore peu développée à l'époque.

Les symphonistes de la période classique tel que Haydn et Mozart enrichissent l'orchestre qui peut comprendre dans sa formation alors maximum et en plus des cordes : 2 flûtes traversières ; 2 hautbois ; 2 clarinettes ; 2 bassons ; 2 cors ; 2 trompettes et timbales - Le contrebasson et le trombone étant réservés à l'opéra et à la musique religieuse. Cet effectif peut être parfois légèrement augmenté comme par exemple pour la Symphonie nº 100 en sol majeur, « Militaire » de Haydn qui utilise en plus de l'effectif cité ci-dessus : un triangle, une grosse caisse et des cymbales.


Histoire de la Symphonie[modifier | modifier le wikicode]

Contexte historique[modifier | modifier le wikicode]

Le début du XVIIIe siècle est une période de recherche pour les compositeurs. "Tout est amené à changer, pourquoi pas la musique ?"[2]

À cette époque on estime que tout doit changer. Les philosophes des lumières remettent beaucoup de choses en question.

En musique on cherche de nouveaux moyens pour s'exprimer. De nouveaux styles et de nouvelles conventions apparaissent, notamment pour les danses. On recherche la nouveauté, la surprise dans le cadres des règles et des bases confortables. On essaie de secouer les habitudes des auditeurs.


Le style Galant[modifier | modifier le wikicode]

"Être galant en général, c’est chercher à plaire par les soins agréables et par les empressements flatteurs"[3]

Abandonnant la rigueur du style contrapuntique, le style Galant - ou Rococo - recherche les mélodies faciles, empreintes de grâce et d’insouciance. Il est avant tout destiné à plaire. Il est personnifié par des compositeurs tels que Karl Stamitz, Johann Christian Bach, Luigi Boccherini, Mozart enfant, etc[4].


Réactions contre la superficialité du Galant[modifier | modifier le wikicode]

L'Empfindsamkeit[modifier | modifier le wikicode]

L'Empfindsamkeit est un terme Allemand difficilement traduisible en français. Il signifie à la fois la sensibilité, les sensations sensorielles, les sentiments ou encore la sentimentalité. C'est une musique qui transmet le sensible, tout ce que l’on ressent ou éprouve, les expressions fortes. On le rencontre généralement en effectif réduit (exemple: duo de flutes de Wilhelm Friedman Bach). Ce mouvement artistique est également valable pour la littérature (Jean-Jacques Rousseau, Goethe,...).


Le Sturm und Drang[5][modifier | modifier le wikicode]

Littéralement Tempête et Passion/Élan en français, le Sturm und Drang est un mouvement politique et littéraire essentiellement allemand de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il succède à la période des Lumières (Aufklärung) et se pose en contestation de ce précédent mouvement. Il est le précurseur du romantisme. Le nom de ce mouvement vient de la pièce de théâtre éponyme de Klinger.

Musicalement, il s'agit d'un phénomène essentiellement viennois à la fin des années 1760 et au début des années 1770, et qui fait suite à l'Empfindsamkeit plutôt d'origine allemande. Empreignant d’abord la musique théâtrale, le courant se développa par la suite dans la musique instrumentale (Symphonie et Quatuor). La tonalité en mode mineur permet d'exprimer la passion, la douleur, une sorte de colère ou de révolte, en opposition au grand nombre de symphonies ou concertos adoptant un mode majeur joyeux et solennel. Toutefois beaucoup d'œuvres de même époque de Haydn ou Mozart présentent même en mode majeur « un goût marqué pour le clair-obscur, des sonorités feutrées, des effets étranges et imprévus »[6].

Il s'agit d'une musique nerveuse qui surprend le public, par ses silences suivant des mouvements de tension. Ces silences font attendre les détentes. Après ces silences, la musique ne reprend pas sur des temps forts. Cette musique est inconfortable à écouter pour l'époque. Il y a beaucoup de notes disjointes dans la mélodie, alors que jusque là, les lignes mélodiques se voulaient plutôt conjointes. L'énergie est marquée par la basse continue.
Cette pièce est aux antipodes de la musique galante.

La difficulté de mettre en relation les parties teintées d'une forte subjectivité avec l’ensemble de l'œuvre, alors en phase de formation au style classique basé sur la forme organique et la bipolarisation tonique-dominante, amena Mozart, puis Haydn à se détourner du Sturm und Drang dès 1772-74.


L'école de Mannheim[modifier | modifier le wikicode]

L'École de Mannheim a été fondée en 1750 par Johann Stamitz et est devenue par la suite un groupe de musique de la cour du Prince-Électeur du Palatinat. Elle est devenue plus tard une école de compositeurs de musique. Les deux fils du fondateur, Carl et Anton, furent à la fois ses élèves et ses successeurs. L'école de Mannheim compta encore, parmi ses membres, Anton Fils, Ignaz Holzbauer, Franz Xavier Richter et Johann Christian Cannabich.

Dans cette ville allemande, qui fut autrefois capitale culturelle, la cour princière y fonda un théâtre, spécialisé dans l'opéra, et son orchestre s’efforça de fournir un travail considérable sur la sonorité, notamment énormément de nuances (grands crescendi spectaculaires) et des effets instrumentaux. L'orchestre est également plus fourni. La symphonie est plus riche musicalement.
L'école de Mannheim se rattache à l'esprit Galant.

Haydn et le Classicisme Viennois[modifier | modifier le wikicode]

Joseph Haydn est né en 1732 et mort en 1809.
Il étudie l'écriture et la composition auprès de Nicolas Porpora.
En 1759 il est engagé par le comte Morzin et écrit 5 symphonies. Puis c’est en 1761 que Haydn entre au service du comte Paul II Anton Esterházy, et devient maître de chapelle, avant de composer finalement pour Nicolas II Esterházy, notamment ses trios pour baryton.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0 et 1,1 Article Symphonie sur Wikipédia.
  2. Charles Burney
  3. Voltaire, dans l'Encyclopédie.
  4. Article Style Galant sur Wikipédia.
  5. Article Sturm und Drang sur Wikipedia.
  6. Histoire de la musique occidentale Jean et Brigitte Massin, Fayard 1983 p.580-581.