Aller au contenu

Hautbois/Annexe/Le hautbois renaissance

Leçons de niveau débutant
Une page de Wikiversité, la communauté pédagogique libre.
Le hautbois renaissance
Image logo représentative de la faculté
Annexe 3
Leçon : Hautbois

Annexe de niveau débutant.

Précédent :La physique du hautbois
Suivant :Vade mecum
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Annexe : Le hautbois renaissance
Hautbois/Annexe/Le hautbois renaissance
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.




Le hautbois renaissance est le hautbois qui existait au Moyen Âge tardif (1200-1500) et à la Renaissance (dans les années 1500-1600). Pour le distinguer des hautbois moderne et baroque, on l’appelle parfois « chalemie » ou « chalémie » (de l’allemand Schalmei), mais c'est une appellation moderne ; à l'époque, on parlait simplement de « hautbois ».

Le corps est d'un seul morceau. La perce est donc plus simple que pour ses successeurs : le fait d'avoir un corps en trois parties à l'époque Baroque à permis de complexifier la forme intérieure du hautbois. Le son et le tempérament — la « justesse » des notes — sont donc différents du hautbois baroque.

Dans sa version soprano (équivalent du hautbois moderne) et sopranino, il ne possède aucune clef, uniquement des trous. On peut donc jouer indifféremment avec la main gauche en haut, comme pour le hautbois moderne, ou avec la main droite en haut.

Dans les versions plus graves — alto (taille), ténor… —, appelées aujourd'hui « bombardes », il possède une clef qui est actionnée par l'auriculaire. Pour des raisons esthétiques, le mécanisme et le tampon sont masqués par un cache, la fontanelle. Cette clef a une forme de papillon car elle peut être actionnée par la main gauche ou par la main droite.

À la Renaissance, le roseau de l'anche n’est pas tenu par les lèvres. L'anche est entièrement dans la bouche, les lèvres enserrent le tube et viennent en buté contre l'extrémité du hautbois appelée « pirouette ». Ainsi, les lèvres n'interviennent pas dans le son ni dans la justesse. Certains hautbois ont une capsule : une pièce de bois qui entoure l'anche. On souffle alors dans la capsule, à la manière d'un bec de flûte ; c’est le même principe que pour le tournebout. Là encore, les lèvres ne maîtrisent pas la vibration de l’anche.

La musique royale française

[modifier | modifier le wikicode]

François Ier, durant son règne (1515-1525), crée la musique de la Grande Écurie[1], avec notamment ses douze Grands Hautbois. Cette bande de Grands Hautbois se réunit parfois avec les Vingt-Quatre Violons du Roi. C'est au sein de cette bande de hautbois que vont apparaître les grandes familles de hautboïstes de l'époque baroque : les familles Chédeville, Hotteterre et Philidor.

Évolution à l'époque baroque

[modifier | modifier le wikicode]

La grande évolution de l'époque Baroque vient de l'intégration du hautbois à la musique de la Chambre et de la Chapelle. En effet, la musique de la Grande Écurie est destinée à jouer en plein air, les instruments sont donc une sonorité puissante et un timbre incisif ; par ailleurs, le diapason de la Grande Écurie est un quart de ton au-dessus de celui de la Chambre et de la Chapelle.

Les Philidor et Hotteterre vont donc faire évoluer le hautbois pour le fabriquer en trois parties démontables, ce qui permet d'avoir une perce plus complexe et de rendre l’instrument plus chromatique (c'est-à-dire pouvant jouer les douze notes de l’octave avec un tempérament plus égal) ; l'allonger pour faire baisser le diapason ; et l’affiner pour avoir un son plus doux, se mêlant mieux aux violes et violons.

Notes et références

[modifier | modifier le wikicode]
  1. François Ier crée trois départements de musique royale : la musique de la Chambre (pour les concerts privés, bals et cérémonie, dont les musiciens ont souvent la charge de valet de Chambre ; la Grande Écurie pour la musique militaire, et la musique de la Chapelle pour le religieux.