Enfance/Incipit, commentaire no 1/Plan du commentaire

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Ce document est spécifiquement rattaché au chapitre :
Incipit, commentaire no 1
de la leçon :
Enfance


  1. Une entreprise vécue comme une expérience
    1. Le dédoublement de la narration
      • L'interaction entre les deux personnages
        • pronoms personnels : première et deuxième personne
        • échange : « tu m'y plonges », « tu me pousses », « je t'en prie »
        • familiarité/voc. familier (orale) : « nous », tutoiements, « tiens »
      • Une présentation sous forme de dialogue/interrogation
        • début in medias res
      • Une répartition des rôles bien définie
        • interrogations négatives : « est-ce que ce ne serait pas » (pousser l'autre à préciser son projet)
        • détermination : impératif ; phrases déclaratives ; présent d'énonciation, « je me demande si ce n'est pas toujours », « nous paraît toujours » (présent de vérité générale)
    2. Le refus de la complaisance
      • L'interrogatoire : dialogue très directif
        • beaucoup des phrases interrogatives
        • contraintes (impératif)
        • « vraiment », « bien »
      • Une structure de dialogue contradictoire (chacun des deux voix tentent de débusquer l'autre)
        • insistance (maintenir sa position et la renforcer) : « non », « mais »
      • La recherche de l'objectivité
        • ironie : guillemets + parole coupée
        • garder un regard critique à une distance : ironie
    3. L'acceptation des difficultés
      • L'éloignement avec les faits vécus
        • voc. de la distance/du manque : « quitter », « là-bas », « anciennes », « retraite » (sens premier, « se reculer »), « disparaissent », « oublié », « je ne sais pas »
      • Le risque de l'approximation inachevées
        • négations
        • « peut-être »
        • phrases inachevées
        • « tant bien que mal… » (difficulté à définir des choses)
      • Le risque de la distortion
        • souvenirs possiblement artificiels
        • champ lexical du falsification
        • toujours (sans exception)
  2. Le renouvellement des codes de l'autobiographie
    1. Un pacte autobiographique inédit
      • Un début in medias res : le refus du confort du lecteur
        • forme/contenu inattendu
          • aucun pronom de la première personne, utilisation du pronom de la deuxième personne plutôt
          • projection du passé avec le futur proche
          • éléments vagues (ambigu), thème vague
        • mot conclusif : « alors »
        • pronom (outil de reprise) : « ça »
        • déficit d'information
      • Le destinataire est inhabituel
        • aucun adresse au lecteur : aucun « vous », le pacte est passé avec elle-même
        • « ça le tente » ne s'engage à rien envers le lecteur
        • il ne se concerne qu'à moi : « il me semble »
      • La mise à distance des clichés de l'autobiographie traditionnelle
        • « anciennes tentatives »
        • « nous » (profesionnels) : tous les autres
        • présent de vérité générale : « ce qui nous est resté », « toujours » le renforce
        • maxime/proverbe : « ça ne tremble pas » (+ négation)
    2. La recherche de l'authenticité totale
      • Le projet est en cours d'élaboration : imprécisions
        • pronoms indéfinis : « il n’y a pas », « c'est », « ça » (présentatifs), « quelque chose », « ça », « ce » (pronom réfléchi), « le », « y » (pronoms sans référence)
        • CL de l’insaisissable : « fluctue », « transfère », « s'échappe », « tremblotte »
      • La refus de l'inutile et du superflu : aucun encrage spatio-temporel
        • expressions figées (image à force employée par tout le monde) : « prendre ta retraite », « dans les limbres », « tu avances à tâtons », « tout cuit »
    3. Un projet moins autobiographique que littéraire
      • Aucun souvenir développé
        • le titre annonce le thème du récit, mais le premier page n’a aucun souvenir
        • jeu avec les attentes du lecteur, construction constate à la part de l'auteur
        • il s’agit de « dire » quelque chose + que de se dire
        • construction d'un discours par le vocabulaire de mouvement/langage : « aucun mot », « aucune parole », « hors des mots », « ces mots te gênent », « les seuls mots qui conviennent »
        • recherche d'un nouveau langage/de nouveaux mots
      • Des effets littéraires discrets mais réels : outils de poésie (faire la littérature de façon nouvelle)
        • effets sonores
          • allitération : « fluctue », « tâton », « te »
          • assonance : « avances », « cherchait », « tendent », « n'en »
          • paranomase : « bateau », « gâteau »
        • rythme :
          • nombre de syllables : isocolie
          • « ou jusqu'ici »/« oui, comme tu dis »
        • octosyllable : « Alors, tu vas vraiment faire ça ? »
        • alexandrin : « Non, je ne crois pas… du moins je ne le sens pas… »