Leçons de niveau 13

États-Unis et le monde depuis les « 14 points » de Wilson/Caractéristiques de la puissance

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Caractéristiques de la puissance
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Chapitre no 2
Leçon : États-Unis et le monde depuis les « 14 points » de Wilson
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Le pygargue à tête blanche, un symbole classique de l'impérialisme et de la toute-puissance américaine.
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Les États-Unis sont la seule puissance du monde qualifiée de puissance à « quatre côtés » : c’est la première puissance économique mondiale (Wall Street), la première puissance militaire (US Army), la première puissance politique mondiale (diplomatie unilatérale) et enfin une puissance culturelle (tourisme important).

Économique[modifier | modifier le wikicode]

La base de la puissance américaine, comme pour toutes les autres puissances du passé comme du présent, est économique : la richesse économique fournit les moyens des actions politiques et militaires et explique le rayonnement culturel.
Article détaillé : Économie des États-Unis.

Pays le plus riche du monde[modifier | modifier le wikicode]

La production de richesses sur un territoire est mesurable avec le produit intérieur brut : le PIB des États-Unis à parité de pouvoir d'achat en 2012 est estimé à 15 660 milliards de dollars (à titre de comparaison, la France est à 2 253)[1], soit le quart du PIB annuel mondial.

La population active américaine compte 156 millions de personnes, c’est la 3e du monde après la population chinoise et indienne[2] ; elle a le double avantage d’être hautement qualifiée et nombreuse. L'ensemble des 315 millions d'habitants[3] profite d'un des niveaux de vie les plus hauts de la planète, avec un PIB par habitant estimé à 49 800 $ en 2012 (les Français sont à 35 500 $)[4].

Le siège du NYSE sur Broad Street, près de Wall Street (Lower Manhattan).

L'économie américaine profite d'une certaine avance technologique, illustrée par ses technopoles qui servent de modèle au reste du monde : la Silicon Valley (à San Francisco), la Route 128 (à Boston), le Research Triangle Park (en Caroline du Nord), la Silicon Alley (à New York), la Silicon Prairie (à Dallas) et la Silicon Forest (à Portland, dans l'Oregon).

Les principaux quartiers d'affaires (les CBD, Central business district) sont eux aussi les symboles de cette réussite économique, visible dans les forêts de gratte-ciels (skyscraper) de Lower et de Midtown Manhattan[5], du Loop de Chicago et de Washington.

Dominant l'économie mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Des poêles au revêtement antiadhésif Téflon de la société américaine DuPont, le leader mondial de la chimie.
La famille des iPod, des produits développés par la société Apple pour le marché américain.

La population américaine, riche et nombreuse, fait des États-Unis le principal marché de consommation de la planète : toute entreprise transnationale doit être présente sur ce marché si elle veut avoir une importance globale. L'économie américaine est la deuxième exportatrice du monde (des produits agricoles tel que du soja, des fruits ou du maïs, des produits manufacturés tels que des avions, des voitures, etc.) et la première importatrice (de pétrole, d'ordinateurs, d'appareils de télécom, de vêtements, de jouets, etc.). Ses principaux partenaires sont la Chine (7 % des exports et 18 % des imports américains), le Canada (19 % et 14 %), le Mexique (13 % et 11 %) et le Japon (4 % et 6 %)[6].

Les bourses américaines sont les principales de la planète. Par exemple pour les matières premières, la principale cotation du pétrole brut est faite par le NYMEX, celle du maïs par le CBOT. Le NYSE est la plus grande des bourses mondiales. NASDAQ ? Le dollar a une place importante dans les échanges internationaux puisque qu’il est la monnaie de référence mondiale et la base du système monétaire international depuis 1944 (accord de Bretton Woods).

Les Américains sont les premiers investisseurs dans les pays étrangers[7], tandis que les États-Unis sont la principale destination des investissements directs étrangers[8]. Les plus grandes entreprises mondiales sont majoritairement des sociétés américaines, avec 132 FTN parmi le top 500 en 2012[9]. Quelques exemples de leurs principales sociétés :

Politique et militaire[modifier | modifier le wikicode]

Diplomatie[modifier | modifier le wikicode]

Barack Obama, président des États-Unis depuis 2008. Sa campagne électorale a été mondialement suivie.

Les États-Unis sont les initiateurs de l’Organisation des Nations unies (lors de la Conférence de San Francisco en 1945), d'où le choix de New York comme siège des Nations unies et leur rôle de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. L'influence étasunienne est prépondérante au sein des principales organisations et instances internationales (G8, G20, Banque mondiale, FMI, OMC, etc.).

Quasiment tous les pays du monde ont une ambassade à Washington et plusieurs consulats à travers le pays. De même, les États-Unis ont le meilleur réseau diplomatique avec le plus grand nombre d'ambassades : seuls Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, la Somalie et le Bhoutan n'ont pas de relations diplomatiques formelles avec les États-Unis puisque certaines tensions existent avec ces derniers suite à des conflits antérieurs (crise de Cuba en 1962, guerre de Corée en 1950-1953, crise iranienne des otages en 1979-1980, etc.).
Article connexe : Représentations diplomatiques des États-Unis.

Les rôles majeures de la diplomatie américaine sont la défense de ses intérêts à l'étranger, la promotion de ses valeurs politiques et la négociation d'accords de libre-échange avec ses partenaires économiques. Elle fait notamment partie de l’Organisation des États américains (l'OEA, dont le siège est à Washington), de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA ou NAFTA, avec le Canada et le Mexique)[10] et la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC).

Forces armées[modifier | modifier le wikicode]

Les dépenses militaires mondiales 2003-2005, largement dominées par celles des États-Unis.

La puissance militaire américaine s'appuie sur des forces armées toutes puissantes et sur une série d'alliances militaires, la principale étant l’OTAN avec les États européens et le Canada. S'y rajoutent les traités d'alliance avec l'Australie (l’ANZUS), le Japon (Traité mutuel de sécurité), Israël, les Philippines, la Thaïlande, l'Égypte, la Jordanie, l'Argentine, le Bahreïn, le Koweït, le Maroc, le Pakistan et l'Afghanistan. En échange de la fourniture d'armes et de la protection étasunienne (y compris le Parapluie nucléaire), ces alliance permettent aux forces armées américaines de disposer d'un important réseau de bases déployées sur presque l’ensemble du globe. Ces bases leur permettent d'intervenir rapidement ; il y a les bases aériennes (Air Force), les bases terrestres (Army), les bases navales (Navy) et les bases de communications et de surveillance (Spy).
Articles détaillés : NORAD, Major non-NATO ally et Réseau de bases à l'étranger.

L'USS Georges H.W. Bush, le dernier porte-avions nucléaire américain, lancé en 2009.

Le total des dépenses militaires des États-Unis en 2006, plus de 528 milliards de dollars, comptait pour 46 % des dépenses militaires officielles mondiales et était supérieur à la somme des quatorze autres budgets militaires les plus importants combinées. La dépense par habitant étaient de 1 756 $, soit environ dix fois plus que la moyenne mondiale[11]. Sur les dix plus grandes entreprises mondiales de défense en 2009, sept sont américaines : Lockheed Martin (constructeur d'avions de combat) est le n° 1 mondial du secteur, suivie par Boeing (bombardiers, ravitailleurs et missiles), Northrop Grumman (portes-avions et sous-marins) et General Dynamics (avions de combat)[12].

Un bon exemple de la supériorité numérique et qualitative des forces armées américaines sont les groupes aéronavals. Ces groupes sont constitués autour d'un porte-avions ; onze porte-avions sont en activité dans l'US Navy, plus nombreux et plus grands que les porte-avions de toutes les autres marines réunies[13]. Les États-Unis déploient en permanence quatre à cinq groupes aéronavals : en Atlantique, en Méditerranée, dans le Pacifique, dans l'océan Indien ou dans le golfe Persique (les autres porte-avions sont à l'entretien ou en transit).
Article connexe : Évolution de l'US Navy.

Les États-Unis sont le premier pays à avoir développé des armes nucléaires et le seul à les avoir utilisées en temps de guerre lors des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki. En 2008, ils maintiennent un arsenal d'environ 5 500 armes de ce type sous le contrôle du United States Strategic Command (STRATCOM).
Article détaillé : Forces stratégiques américaines.

Sociaux-culturel[modifier | modifier le wikicode]

La statue de la Liberté.

La culture des États-Unis a commencé à être exportée dès la Première Guerre mondiale (avec le jazz) et surtout à partir de la Seconde Guerre mondiale comme le montre l'exportation des chewing-gum par les militaires, ou encore la célèbre marque de cigarettes Lucky Strike.

L'extension rapide du modèle américain (American way of life) est souvent associée avec l’idée de mondialisation car leurs mœurs et habitudes culturelles sont rapidement adoptées par une partie de la planète. En premier lieu, leur langue, qui est aujourd’hui une des principales langues mondiales. Puis leur culture musicale (rock'n'roll, blues, jazz...) a pris une place importante durant la guerre froide, faisant naître de nombreuses radio-pirates par exemple. La culture américaine a eu et a encore une grande influence sur le monde contemporain, exportant des livres comme Histoires extraordinaires d'Edgar Poe, Moby dick de Melville, L'Attrape-cœurs de Salinger. Cette culture se voit doubler avec l'apparition du 7e art (cinéma et Hollywood) avec des films (Les Seigneurs de Dogtown ou encore Star wars) traduits, diffusés à travers le monde et devenant des références mondiales.

Ainsi plus de 75 % des images projetées dans le monde à la télévision ou au cinéma sont d'origine américaine. De même, leurs firmes transnationales (FTN) implantées sur l’ensemble des continents renforcent la présence américaine jusque dans nos assiettes avec l'importation des fast-food tel que McDonald's ou encore dans nos placards avec l’industrie du textile tels que le jean (Levi's) ou bien les chaussures Nike. On la retrouve également dans nos parcs d'attraction avec l'implantation des parcs à thèmes Walt Disney sur les continents, dédiés à l'univers des grands classiques du même nom, exportés et popularisés dans de nombreux pays, de même que les produits dérivés associés. La culture américaine se répand d’autre part par le sport avec entre autres le succès du basketball (la NBA), né sur le continent américain et constituant aujourd'hui, de part son extension, l'un des sports les plus pratiqués de la planète avec le football.

La puissance culturelle et donc son étendue, est signe de progrès, notamment le progrès scientifique avec la fuite des cerveaux aux États-Unis. La culture américaine s'est ainsi exportée comme des produits à l’étranger, « américanisant » le monde. Cette culture est rythmée par des tendances, inspirées par les grandes périodes de protestation civile (Rock'n'roll, hippie, rap) par la suite diffusées tout en s'inscrivant dans une tendance internationale.

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IEPG (Elcano Global Presence Index) : http://www.iepg.es/results.php

Note et références[modifier | modifier le wikicode]