Utilisateur:Lionel Scheepmans
|
Bonjour à tous,
Je me présente en quelques lignes.
Initialement formé dans les domaines techniques de la sylviculture, de l'agronomie, de la cartographie, de l'animation et de l'aéronautique, j'ai ensuite eu un parcourt professionnel artistique dans la musique, le cirque et le jeux théâtral pour finalement reprendre des études universitaires qui me permirent d'obtenir un diplôme de bachelier en sociologie et anthropologie à l'Université libre de Bruxelles et un master à finalité approfondie en anthropologie à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve.
Vous trouverez tout mon parcourt de vie détaillé dans ce CV.
Je suis sur donc ici sur Wikiversité, pour partager mes connaissances aussi diverses qu'elles soient, et peut-être si le temps et la motivation se présente pour organiser un ou plusieurs cours en ligne selon mes compétences. Mais libre à vous déjà de me contacter pour tout type de questions en fonction de mes compétences, ou encore de consulter ci-dessous l'ensemble de mes travaux écrits, classés par ordre chronologique inversé.
Bonne lecture.
Lionel Scheepmans (contact)
Sommaire |
Travaux de Master en anthropologie [modifier]
- Culture fr.wikipedia (2011) : Mémoire de fin de master Monographie sur la communauté d'utilisateurs francophones actifs au sein de Wikipédia.
- Quel abri pour l'être humain ? (2011) : Compte rendu d'une d'une expérience de terrain anthropologique au Brésil.
- Coming age in first live (2010) : Travail de réflexion sur base de la lecture du livre Coming of age in Second Live (en anglais).
- Une ville électronumérique (2010) : Travail d'écriture ethnographique sur le thème de l'informatique en réseau.
- Introduction à la bricologie (2010) : Réflexions anthropologique au départ de la métaphore du bricolage dans une articulation matériel et idéologique des contraintes et des ressources propre à l'être humain et son environnement.
- Je pense et je suis (2009) : Systèmes symboliques et liberté de pensée.
- Un anthropologue venu des pères blancs (2009) : Histoire de vie, parcourt académique de Mike Singleton.
- Un intrus dans un cabinet ministériel (2009) : Observation des lieux de médiations dans un cabinet ministériel.
Insérer ici un texte non formaté
Travaux de bachelier en socio-anthropologie [modifier]
- A propos de l'universalité des droits de l'homme (2009) : Démonstration de la non universalité des droits de l'Homme.
- Renaissance des droits des peuples indigènes (2009) : Fiche de lecture.
- Le masque sowei (2009) : Présentation d'un masque d'Afrique de l'ouest et son rituel associé.
- Le théâtre comme instrument politique (2009) : Réflexion concernant l'influence réciproque qu’opère la société sur le théâtre et le théâtre sur la société.
- Mario commensal pendant 16 ans dans la "république des tortues" (2009) : Récit de vie dans une maison d'étudiants.
- Réflexions sur l'épistémologie en sciences sociales et la transmission du savoir au départ du livre « L'herbe du diable et la petite fumée » de Carlos Castañeda (2009) : Questions épistémologiques et réflexions autour du système éducationnel occidentale.
- Você está aqui (2009) : Travail de présentation et de réflexion autour d'une performance musicale et théâtrale (en portugais).
- La symbolique du tabac (2008) : Réflexion autour du tabagisme et les symboles du tabac.
- Odeurs bruits et couleurs, codes de la vie quotidienne de banlieue (2008) : Fiche de lecture.
- Un site de rencontres crée ou dévoile-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ? (2008) : Recherche sociologique sur base de questionnaires, observations directes et entretiens.
- Lectures comparées entre l'ouvrage « Les naufragés » de Patrick Declerck et l'ouvrage « Les lances du crépuscules » de Philippe Descola (2007) : Réflexion autour de la science et l'anthropologie au départ d'une comparaison des deux ouvrages.
- Nouvelles formes de Management dans la création de produits numériques (2007) : Travail bibliographique sur la culture hacker et logiciel VLC.
- Les jumeaux homozygotes: objet de la science et de la recherche (2007) : Réflexion autour des intérêts et de l'éthique que la science envers les jumeaux.
Travaux d'humanités techniques [modifier]
- Les problèmes environnementaux concernant l'aviation, solutions actuelles et alternatives d'avenir (2005) : Mémoire de qualification technique en aéronautique générale reprenant une synthèse des problèmes environnementaux concernant le domaine de l’aviation suivit d’une présentation des solutions et alternatives possibles.
Réflexions sur une humanité en crise [modifier]
En ce nouveau millénaire, notre humanité se voit confrontée à une crise économique, écologique et politique dont nous devrions tous nous sentir responsables. En effet, cette crise semble avoir pour origine l'expansion et la généralisation d'un modèle de société au sein duquel nous, êtres humains, "marchandisons" le monde dans une quête infinie de pouvoir et d'enrichissement personnel. Pour ce faire, nous utilisons l'argent et la privatisation des biens comme outils d'exploitation de nos semblables et de la nature qui les entoure. Cette exploitation, négligeant les principes élémentaires de survie basés sur la solidarité entre les êtres vivants et le respect de tout ce qui nous entoure, conduit à une destruction globale des richesses et de la diversité de notre planète, tant d'un point de vue naturel que culturel.
De cette situation, nous sommes dès lors tous responsables des principes démocratiques sur lesquels repose notre modèle de société. Nous devons prendre conscience que notre responsabilité ne réside pas uniquement dans l'élection de représentants, mais aussi - et surtout - dans le choix de nos actes quotidiens. Dans un monde où le pouvoir économique rivalise avec le pouvoir politique, grand nombre de nos gestes quotidiens, nos achats par exemple, peuvent être assimilés à des actions politiques dont nous devons assumer la responsabilité. Ainsi, à l'image de nos dirigeants politiques, sommes nous appelés dans nos choix quotidiens à gérer un équilibre difficile entre intérêt collectif et intérêts personnels. La tâche n'est pas facile, mais pour nous aider, nous pouvons opter pour une vision du monde plus juste, plus honnête et plus saine.
La notion de propriété privée permet aux êtres humains de priver l'utilisation ou l'accès de leur biens à d'autres personnes ou d'autres espèces vivantes, créant de la sorte frustrations, jalousies, et déséquilibres. Elle oblige les personnes ou espèces vivantes qui en ont les moyens, à se procurer des biens similaires, alors que dans la majorité des cas, les biens privés peuvent être partager sans frais ou restent en attente d'utilisation. Dans le cas de biens manufacturés, ceci entraîne une augmentation de production, et donc l'épuisement de ressources qui pourraient être utiles, aujourd'hui ou demain, à d'autres causes, à d'autres personnes, ou d'autres espèces vivantes. D'autre part, la transformation des richesses naturelles et culturelles en propriétés privées provoque la pauvreté et l'inégalité sociale au cœur de notre humanité et provoque ainsi de nombreux sentiments de haine et de révolte. C'est pourtant principalement par le fruit du hasard qu'une personne devient propriétaire, le hasard d'être, ou de naître au bon endroit, au bon moment, et d'avoir reçu les capacités physiques et intellectuelles qui ont permis l'acquisition ses biens.
Par cette prise de conscience, la propriété ne devrait-elle pas être perçue en termes de devoir autant qu'en termes de droit ? Ne devrait-on pas ressentir le devoir de partager ce que la vie nous a offert, plutôt que de priver ceux qui n'ont pas eu cette chance ? Ne serait-il pas plus juste, plus honnête et plus sain, d'éviter tout gaspillage et excès dans sa consommation, de partager ses propriétés matérielles inutilisées et de reproduire ses propriétés intellectuelles au bénéfice des plus démunis ?
L'argent et la monnaie ont été créés dans le but de simplifier et sécuriser les échanges commerciaux. Malheureusement, ce qui n'était qu'un moyen d'échange, est devenu aujourd'hui un moyen de spéculation et de manipulation dans l'exploitation des êtres humains et des richesses naturelles qui les entourent. L'argent est de nos jours principalement constitué de chiffres informatiques dont la valeur virtuelle dépasse largement celle des devises en circulation, et peut-être déjà la valeur réelle des richesses possédées par l'homme. Tout cet argent est créé, sans limite apparente, par les banques et les États, grâce à des instruments de spéculation monétaire tels que le coefficient de trésorerie et l'effet multiplicateur des crédits. Pendant ce temps, la grande majorité des êtres humains, guidés par les dogmes du marché et de l'emploi, travaillent dans le but de gagner l'argent qui leur permettra de vivre ou de survivre en achetant des ressources privatisées par d'autres personnes. Ainsi, dans ce système qui aujourd'hui déjà a atteint une dimension planétaire, les êtres humains préoccupés par le désir de gagner de l'argent, ne perçoivent plus le monde en termes de besoins naturels, mais en termes de prix virtuel. Cette substitution entraîne un réel danger d'auto-destruction lorsque dans leurs recherches d'argent, les êtres humains en arrivent à détruire leurs propres ressources vitales, sans même se rendre compte que l'argent qu'ils convoitent n'a de sens que s'il leur permet de se procurer les ressources vitales qu'ils sont précisément en train de détruire.
Conscient du danger créé par ce cercle vicieux autodestructeur, ne serait-il donc pas plus juste, plus honnête et plus sain, d'abolir toute spéculation sur l'argent en interdisant des pratiques telles que l'usure et en limitant la production de la monnaie dans une proportion fixe et raisonnable par rapport aux ressources naturelles.
Dans ce modèle de société qui domine actuellement le monde, il existe une forte tendance à considérer l'histoire de l'humanité comme une évolution linéaire dont le progrès technologique, la croissance économique et le développement industriel sont les principaux facteurs. De par sa position dominante, ce modèle de société attire, influence et parfois oblige d'autres modèles de société à suivre son exemple de développement. Mais si nous regardons l'histoire de l'humanité en termes d'équilibre, de respect ou d'harmonie, ce seront d'autres cultures qui seront valorisées et d'autres peuples qui seront appelés à se développer.
C'est donc souvent par égocentrisme que les personnes en arrivent à hiérarchiser les cultures, car dans l'absolu toutes les cultures se valent et chacune d'entre elles a des choses à apporter aux autres. Dans cette perspective, la diversité culturelle est bien une richesse au même titre que la biodiversité. Les différences culturelles, tout comme les êtres vivants, devraient donc être respectées et sauvegardées en tant que ressources précieuses pour le futur de notre humanité. Aujourd'hui déjà, il nous est permis de croire qu'une crise climatique aurait pu être évitée si l'humanité avait pris pour modèle les sociétés vivant en harmonie avec la nature. Cette crise climatique, qui selon la grande majorité des scientifiques, serait causée par les activités humaines, nous permet aussi de comprendre que nos gestes quotidiens peuvent, par accumulation, avoir des répercussions au niveau planétaire.
Face à cette réalité, ne serait-il donc pas plus juste, plus honnête et plus sain, que chacun d'entre nous protège la diversité naturelle et culturelle dont dépend le bien-être de notre humanité, en pensant aux répercussions globales que peut avoir chacun de nos actes ?