Recherche:Nombres, suites et séries générées par les équations diophantiennes et leurs applications
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[modifier] Résumé
Notre propos dans cet article qui a fait l'objet d'une publication est de montrer combien les équations diophantiennes sont riches en applications analytiques. En effet, ces équations permettent de construire de surprenants suites, séries et nombres. La question de la démonstration de certains théorèmes demeure comme nous le verrons. Nous ferons aussi allusion aux fameux nombres de Fermat (
) pour constater qu'ils sont des cas particuliers de nombres bien plus généraux. Nous verrons combien ce problème de la démonstration demeure actuel et comment il peut être résolu en utilisant ces suites, séries et nombres.
[modifier] Les suites
Soit l'équation de Fermat (E) pour commencer, c'est
Un = Xn + Yn
avec PGCD(X,Y)=1
Posons
u = U2n
x = UnXn
y = UnYn
z = XnYn
alors

et

Si U, X, Y, n sont des entiers vérifiant (E), alors u, x, y, z tels que définis vérifient
[modifier] LEMME 1


D'abord
z = XnYn
u = (Xn + Yn)2
x = Xn(Xn + Yn)
y = Yn(Xn + Yn)
Posons
x1 = x
et
y1 = y
or


vérifiant

et

donc
(x1 + y1)z1 = x1y1
ou
x1(y1 − z1) = z1y1
Posons

et
y1(x1 − z1) = z1x1
également

et

ce qui signifie

et

et

(x1 + y1) est un entier

x1 est un entier

y1 est un entier

z2 est rationnel, car
rationnels
rationnel vérifiant

jusqu'à l'infini. A l'ordre i

xi + yi est rationnel pour i>1

xi est rationnel pour i>1

yi est rationnel pour i>1

zi est rationnel pour i>1, et


[modifier] LEMME 2
xi and yi ont pour expressions


[modifier] Preuve du lemme 2
Par récurrence


mais aussi

c'est donc vérifié pour i=2. Supposons (H) et (H') vraies pour i, alors

et

or (H) et (H'), donc


et c'est vrai pour i+1, de même pour yi
xi et yi peuvent s'écrire comme suit



mais, 



les expressions des suites deviennent, pour

ou

[modifier] LEMME 3


et



[modifier] LEMME 4
Les équations (1) et (2) ont une constante
xi − yi = x − y
[modifier] LEMME 5
La seule solution des équations (1) et (2) est
xy(x − y) = 0
[modifier] Preuve du lemme 5
Comme

et

si

et

Nous verrons dans les séries des preuves, car il y a de nombreuses preuves que xy(x − y) = 0 est la solution. Récapitulons




x et y ne peuvent être différents, l'hypothèse initiale est fausse donc la seule solution est bien
xy(x − y) = 0
[modifier] Les séries
Comme déjà vu

nous en déduisons



donc

et

si x > y

si x < y

[modifier] Les applications des séries

= x − 2x2 + 2x3 − ... + 2( − 1)i − 1xi − 1 + ( − 1)i + 1xi






ou

et

Comme nous ne pouvons connaître la limite de ( − 1)i + 1xi, alors

peut diverger. Or

est convergente.
De même, sachant que yi tend vers zéro à l'infini, nous pouvons dire que

est convergente. La limite de


existe et les séries convergent. Cela prouve que pour x et y entiers et pour des conditions portant sur les exposants comme
pour Fermat :

C'est confirmé par le fait que le terme général des séries tend vers zero. En voici deux preuves. Soit












la seule solution est xy(x − y) = 0, xy = 0 si l'une au moins des suites xi ou yi est monotone
Voici une deuxième preuve. Soit



= xe − 2t + x2( − e − 2t + e − 3t) + x3( − e − 3t + e − 4t) + ... + xi − 1( − e − (i − 1)t + e − it) − xie − it
= xe − 2t + x2e − 2t( − 1 + e − t) + x3e − 3t( − 1 + e − t) + ... + xi − 1e − (i − 1)t( − 1 + e − t) − xie − it
= xe − 2t − xie − it + ( − 1 + e − t)(x2e − 2t + x3e − 3t + ... + xie − (i − 1)t)
= xe − 2t − xie − it + ( − 1 + e − t)xi(t) = xe − 2t − xie − it + ( − 1 + e − t)x'i(t) − ( − 1 + e − t)xie − it = xe − 2t − xie − (i + 1)t + ( − 1 + e − t)x'i(t)
soit



Récapitulons




est l'unique solution de (1) et (2). On pourrait s'étonner en remarquant que nous n'avons pas utilisé de condition portant sur n, car il y a des solutions pour
. Cela tient au théorème de Matiasevic qui énonce qu'il n'y a pas d'algorithme général de résolution d'une équation diophantienne. Or, nous en avons bien proposé un : il fallait donc qu'il y ait une impossibilité. Cette approche est donc une confirmation du théorème de Matiasevic et une preuve si l'on tient compte que l'algorithme tient pour n=1. L'approche est donc plus importante qu'elle n'en a l'air, elle répond à des problèmes d'une portée plus grande que le théorème de Fermat ou de Beal ou encore de Fermat-Catalan. Nous allons quand même essayer de l'utiliser pour démontrer ces théorèmes et conjectures. Les séries deviennent

= x2 − x3 + x4 − x5 + ...




et

= x2 + x3 + x4 + x5 + ... = y2 + y3 + y4 + y5 + ... = y = x
et



Ce dévelopment est en fait un test d'impossibilité. Les suites et séries sont une conséquence de l'équation de Fermat et des autres équations diophantiennes (Comme nous le verrons). Nous allons les utiliser pour démontrer ces théorèmes et conjectures sachant que le théorème de Fermat est démontré.
[modifier] Retour au lemme 5
Le lemme 5 est démontré et, par suite, le théorème est presque démontré ! La question qui se pose maintenant est :La question est : pourquoi y a-t-il des solutions pour n=2 ? La réponse est dans les formules. Il est important de noter pour n=1, il y des triviales solutions. Or, pour n=1, le lemme 3 autorise à écrire


et


et

Ce sont les expression de u'i − 1, le ui − 1 de l'exposant 2.
Le cas n=1 conduit au cas n=2 et comme il y a des solutions pour n=1, il y en aura pour n=2 !
Pour n=4

le cas n=4 est différent, dans cette formule l'exposant i-3 ne guarantit pas l'existence des suites si
i=2.
Donc, le cas n=2 est la seule exception. La seule solution pour n>2 est xy(x-y)=0, il n'y a pas de solution.
Une autre application est l'équation de Beal. C'est
Uc = Xa + Yb
PGCD(X,Y) = 1
Posons
u = U2c
x = UcXa
y = UcYb
z = XaYb
et
u = U2c = Uc(Xa + Yb) = x + y
et

c'est le lemme 1 et, avec
Uc = Xa + Yb
Les solutions sont
xy(x − y) = U2cXaYb(UcXa − UcYb) = 0
soit d'impossible solutions pour a>2 et b>2 et c>2.
Une autre application est l'équation suivante.


Nous conjecturons et allons prouver qu'il n'y a pas de solutions pour n>i(i-1) et nj > i(i − 1),
.
[modifier] LEMME 6
La solution
est
Xk = 0
[modifier] Preuve du lemme 6
Posons
u = U2n



ou
u = x + y
et

c'est le lemme 1. Sa solution est

Mais, pourquoi n'y a-t-il pas de solutions pour n>i(i-1) et nj > i(i − 1) ?
Généralisons !
Notre but est de prouver que si Xi,
(
), ni, U, n, PGCD(X1,X2,...,Xi) = 1
sont des entiers positifs, alors


pour l'équation

quand 
il y a des solutions, par exemple :
i = 2 a 32 + 42 = 52
et i = 3 a 33 + 43 + 53 = 63
et
958004 + 2175194 + 4145604 = 4224814
et i = 4 a 275 + 845 + 1105 + 1335 = 1445
etc...
Nous supposons (e) verifiée et que PGCD(Xk) = 1
, soit


et
u = Uin
et

[modifier] LEMME 7
xk, k = 1,2,...i, u, v verifient

et

posons
xk,0 = xk
u0 = u
v0 = v
et

k = 1,2,...,i
qui implique

et


et

Le raisonnement est valable jusqu'à l'infini. Donc

et

et
k = 1,2,...,i
et

xk,j,vj,uj sont positifs
,
.
[modifier] LEMME 8
(P) est l'expression :

[modifier] Preuve du lemme 8
pour j=1, c'est verifié de par la définition de xk,1,u1,v1,
nous supposons (P) vraie et l'expression de uj implique, avec (P), que

ou

et



donc

Pourquoi n'y a-t-il pas de solutions pour n > i(i − 1),nk > i(i − 1) ?
Nous supposons
n = nk = i(i − 1)
les formules deviennent




C'est l'expression de xk,j + 1 de l'exposant i-1.
S'il existe des solutions pour l'exposant i-1,
il y en aura pour un exposant plus petit que i(i-1).
Soit
kUn = Xn + Yn
pour des k entiers comme 7, il y a des solutions, pour d'autres comme 2, il n'y a pas de solution. Il ne faut pas poser
u = (kUn)2
x = kUnXn
y = kUnYn
z = XnYn
le lemme 1 est satisfait
u = kUn(Xn + Yn) = x + y

La correcte solution est de poser
u = U2n
x = UnXn
y = UnYn
z = XnYn
Ainsi

et

[modifier] Conclusion
La conclusion est que ces suites, séries et nombres sont surprenants, mais ils ont de nombreuses applications dans toutes les équations diophantiennes, nous avons vu certaines d'entre elles, il y en a d'autres comme les équations de Pilai, Smarandache, Catalan, etc...