Espace vectoriel/Définitions
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Espace vectoriel/Définitions », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.
Sommaire |
Un espace vectoriel est une structure stable par addition de vecteurs et par multiplication par un scalaire. Autrement dit, on peut ajouter deux éléments d'un tel espace, ou les multiplier par un nombre, le résultat appartiendra encore à l'espace de départ.
[modifier] Espace vectoriel
[modifier] Définition
Soient un ensemble E non vide et
un corps (généralement
ou
). Son neutre pour + est
et son neutre pour
est
.
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Espace vectoriel |
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On note On dit que E est un espace vectoriel lorsque :
Les éléments de E s'appellent des vecteurs et les éléments de Il existe un vecteur, noté 0E, tel que : appelé vecteur nul. |
[modifier] Exemples
Les espaces vectoriels sont des objets très courants.
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Exemples |
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En particulier,
. Nous reviendrons sur ce genre de manipulation plus loin.
Dorénavant :
désigne
ou 
- E est un
-espace vectoriel - I est un ensemble fini
est une famille d'éléments de E.
[modifier] Quelques propriétés
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Propriété |
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Soit
.
On suppose
et 

- Par ailleurs,

- Donc

Finalement,
.
Soit
:
Par distributivité de
par rapport à + :
Donc 
[modifier] Conventions implicites de l'algèbre linéaire
En algèbre linéaire, on a l'habitude de noter :
- avec des lettres romaines les vecteurs : x, y…
- avec ces lettres grecques les scalaires : λ, μ…
Ceci permet de s'affranchir facilement de la notation fléchée
, volontiers utilisée en « géométrie classique » pour désigner les vecteurs. Cette notation deviendrait en effet extrêmement lourde en algèbre linéaire.
Très souvent, pour alléger les notations, on omet le symbole
pour alléger les notations multiplicatives. Le signe de multiplication devient alors implicite.
Enfin, lorsqu'on étudie un ensemble en tant qu'espace vectoriel, le nom des lois est connu et est souvent omis. Par convention, les lois interne et externe seront notées respectivement + et
.
[modifier] Combinaison linéaire
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Définition |
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On appelle combinaison linéaire d'éléments de x tout vecteur v de E tel qu'il existe On dit qu'il existe une relation linéaire dans x ssi 0 est une combinaison linéaire d'éléments de x à coefficients non tous nuls. |
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Exemples |
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Dans Dans la famille v, il y a la relation linéaire |
[modifier] Sous-espace vectoriel
[modifier] Définitions
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Sous-espace vectoriel |
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Soit F une partie de E. On dit que F est un sous-espace vectoriel de E lorsque : |
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Remarque |
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Si F est un sous-espace vectoriel de E, alors
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Remarque technique : Montrer qu'un ensemble est un sous-espace vectoriel |
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Pour montrer qu'un ensemble F est un sous-espace vectoriel de E, on montre :
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Exemple |
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F est un sous-espace vectoriel de E :
Donc F est bien un sous-espace vectoriel de E. |
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Théorème |
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Tout sous-espace vectoriel de E est un |
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Remarque technique : Montrer qu'un espace est un espace vectoriel |
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En général, pour montrer qu'un espace est un espace vectoriel, on montre que c'est un sous-espace vectoriel d'un espace vectoriel connu. Cela permet de vérifier un nombre de points beaucoup plus restreints pour démontrer qu'un ensemble admet une structure d'espace vectoriel. |
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Exemple |
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On sait que l'ensemble
On pose Montrer que
Donc |
[modifier] Sous-espace vectoriel engendré par une partie
La structure d'espace vectoriel est la structure de base de l'algèbre dite « linéaire », c'est-à-dire de l'algèbre mettant en jeu des combinaisons linéaires d'objets mathématiques, ainsi que des ensembles stables par ces combinaisons linéaires.
On s'intéresse maintenant à la conservation de la structure d'espace vectoriel lorsqu'on choisit une famille de vecteurs d'un espace vectoriel E. En particulier, comment construire le « plus petit sous-espace vectoriel de E » contenant tous les xi ?
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Sous-espace vectoriel engendré par une famille de vecteurs |
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Le sous-espace vectoriel de E engendré par la famille x est noté Cet ensemble est, au sens de l'inclusion, le plus petit sous-espace vectoriel de E contenant tous les xi |
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Sous-espace vectoriel engendré par une partie de E |
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Soient E un espace vectoriel sur On appelle sous-espace vectoriel engendré par A, et on note Il s'agit, au sens de l'inclusion, du plus petit espace vectoriel contenant A. |
[modifier] Somme de sous-espaces vectoriels
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Somme de sous-espaces vectoriels |
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Soient F et G deux sous-espaces vectoriels de E. On définit la somme de F et G comme l'ensemble : Remarque : |
[modifier] Intersection de sous-espaces vectoriels
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Propriété |
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Toute intersection de sous-espaces vectoriels de E est un sous-espace vectoriel de E. |
Soient I un ensemble et
une famille de sous-espaces vectoriels de E.
donc
(et au passage
)- Soit

est un sous-espace vectoriel de E et
donc
- Donc

- Donc
Donc
est un sous-espace vectoriel de E.
[modifier] Sous-espaces vectoriels supplémentaires
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Sous-espaces supplémentaires |
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Soient F et G deux sous-espaces vectoriels de E. F et G sont dits supplémentaires ssi On note alors |
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Exemple |
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On note :
On a
Donc |
[modifier] Produit d'espaces vectoriels
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Définition |
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Soient E et F deux |
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Structure vectorielle de l'espace produit |
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[modifier] Remarques
- ↑ On rappelle qu'un ensemble E muni d'une loi de composition interne « + » est un groupe lorsque :
- il possède un élément neutre « 0 » tel que pour tout élément x de E, x + 0 = x ;
- tout élément x possède un inverse -x tel que leur somme vaut l'élément neutre : x + (-x) = 0.
- ↑ On parle parfois de « groupe abélien ». Cela signifie que pour tous x, y, on a : x + y = y + x.
- ↑ En réalité, les axiomes précédents sont « calqués » sur les règles géométriques que l'on observe sur les vecteurs du plan ou de l'espace, c'est ce qui justifie l'appellation d'espace vectoriel.
- ↑ On lit « Vect de x ».
- ↑ On lit « Vect de A ».
- ↑ On lit « E croix F »
l'ensemble E muni d'une loi interne « + » (c'est-à-dire une opération entre les éléments de E) et d'une loi externe «
).
forme un groupe commutatif
(la loi 


des scalaires.
, où « + » et « × » représentent respectivement l'addition et la multiplication usuelle, possède une structure d'espace vectoriel (réel).
, où « + » et « × » représentent respectivement l'addition de vecteurs et la multiplication par un réel, possède une structure d'espace vectoriel réel (c'est le plan euclidien).
, où « + » et « × » représentent respectivement l'addition de vecteurs et la multiplication par un réel, possède une structure d'espace vectoriel réel (c'est l'espace euclidien).
, l'ensemble des suites à valeurs dans
, muni de l'addition « + » des suites et de « × » la multiplication par un réel (et non la multiplication terme à terme de deux suites !), est un espace vectoriel.
, l'ensemble des fonctions de
!), est un
, l'ensemble des fonctions de
est un 


vérifiant
.
, on a la relation linéaire 
muni d'une base, on pose :
.


.
, donc
.
.
, soit
.
.
.
, ensemble des fonctions continues de l'intervalle [0,2] dans 
donc λf + g est nulle en 1, donc
.
des fonctions de est un
l'ensemble des fonctions impaires de 






.



.
.
, espace vectoriel des fonctions de
, sous-espace vectoriel des fonctions paires de
.
:




:
car 
car 
, ie f=0

.
est un